COMMUNIQUE – 31 mars 2026
Une nouvelle catastrophe se prépare dans les écoles de la région Centre – Val de Loire pour la rentrée 2026.
Fin janvier, le gouvernement a voté un budget qui prévoit la suppression de 1 891 postes dans le 1er degré et 1 365 dans le 2nd degré. 3 256 au total !
Dans l’académie Orléans-Tours, on annonce 87 fermetures de postes dans le 1er premier degré. Les chiffres commencent à se préciser, les écoles à être citées et les premières projections s’annoncent dramatiques.
• 64 fermetures de classes en Indre-et-Loire,
• 40 fermetures dans l’Eure-et-Loir,
• 50 fermetures dans le Loir-et-Cher…
Quelques ouvertures de classes sont programmées, mais elles représentent bien peu face à la saignée globale.
Le groupe Écologie & Solidarité dénonce un réel système d’affaiblissement de l’enseignement public qui a débuté il y a de années et que le gouvernement Macron poursuit avec acharnement. Depuis 1985, plus de 17 000 écoles ont été fermées en France, surtout en territoire rural.
En tant qu’autorité organisatrice des transports scolaires, la Région est directement impactée par ces réorganisations qui forcent des enfants, même très jeunes, à se lever toujours plus tôt et rentrer toujours plus tard. Le constat est là : les effets de ces classes surchargées et des longs trajets sont néfastes pour les capacités d’apprentissage.
À cela s’ajoute les rémunérations des enseignant·tes plus basses que nos voisins européens et donc une faible attractivité pour le métier et des pénuries. Sans parler de la situation des enfants en situation de handicap dont les besoins élémentaires ne sont pas pris en compte. En conséquence, de récentes enquêtes internationales pointent du doigt une aggravation des inégalités scolaires en France.
De plus en plus de parents choisissent de se tourner vers l’enseignement privé par peur ou par stratégie d’évitement de la carte scolaire et désormais, certaines mairies n’hésitent plus à afficher leur claire préférence pour cet enseignement, en lui allouant d’importants financements.
Ce n’est pas notre proposition.
Nous soutenons inconditionnellement les combats menés par les enseignant·es et les parents d’élèves pour éviter les fermetures de classe dans les écoles publiques et serons à leurs côtés pour de nombreuses manifestations à venir, notamment lors du mouvement national programmé le 31 mars.
Monsieur le Recteur, la présence des écoles et les ouvertures et fermetures de classes ne doivent pas répondre à une logique comptable hors-sol. À travers leur maillage se joue également la vitalité de nos bassins de vie, de leur aménagement, de leur dynamisme. L’évolution démographique est une opportunité.
Nous choisissons de parier sur l’avenir de nos enfants pour construire une société vivante, active, désirable dans l’ensemble de notre région.



